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En ce début d'année 2010, dressons un état des lieux des brokers FOREX en Suisse et plus particulièrement à Genève.
La FINMA, Ex CFB, avait donné un ultimatum en avril 2008 pour fin 2009 pour les brokers FOREX qui devaient obtenir une licence bancaire
pour continuer à proposer le trading sur le marché des changes : le FOREX
Capital, processus interne, régulation par la FINMA... étaient au menu des courtiers.
Dans un autre registre, les secousses sysmiques se sont succédées ces deux dernieres années sur les marchés financiers et la spéculation a largement été montrée
du doigt. La régulation, toujours elle est alors réapparu en force comme la nouvelle marotte des politiques.
Dans ce contexte, et avant même les tremblements, Realtimeforex s'est exilé à Malte. Par ce biais, ils ont en tous les cas échapper à la première
contrainte, et pas la moinde : l'augmentation de capital à 20 millions de CHF. Aujourd'hui, Realtime Forex semble proposer son offre via le site rtfx.com, abandonnant
le site (et peut etre la marque) realtimeforex qui n'évolue plus. Si Malte présente l'avantage d'être situé dans la communauté européenne, sa fiscalité
avantageuse la place dans les paradis fiscaux. La nouvelle marotte des politiques, après la régulation, étant la lutte contre les paradis fiscaux ; les paradis fiscaux au sein même de l'Europe (Il y en a plusieurs) pourraient devoir prochainement aligner leur fiscalité.
Dans la course à la licence bancaire, il y avait ceux qui l'avait déjà. CIM Banque, qui dans son offre pour le FOREX est un représentant de FXCM.
Et SaxoBank, qui a obtenu la fameuse licence bancaire en rachetant SynthesisBank, un de ses whiteLabel qui possédait la si recherchée licence bancaire.
COM banque et Saxobanl la possèdent encore, mais Saxobank, sorte de banque CanadaDry a fermé en cette fin d'année 2009 ses bureaux de Genève.
Difficile de savoir si cette fermeture était prévue de longue date, ou le résultat d'une année 2009 en liaison avec les tremblements sur les marchés financiers.
Le feuilleton du rachat mariage de SynthesisBank, suivi du divorce avec ses dirigeants aura alimenté la rumeur et se termine finalement par un arrangement à l'amiable et la fermeture du bureau de Genève. La licence bancaire elle est sauvée.
Au delà du modèle financier propre à Saxobank dont la force numéro un, semble de placer sa plateforme (qui traite à peu pret tous les produits financiers de
toutes les bourses de la planète) sous forme de whitelabel un peu partout, on reviendra surtout sur la notion de banque Canada Dry.
Imposer aux brokers FOREX d'obtenir une licence bancaire peut paraître une bonne chose, surtout si on se réfère aux affaires financières des deux dernières années (cf Crown forex).
Une banque est régulée. Par contre, les banques dites d'investissement, telles que SaxoBank, n'ont pas grand chose d'une banque telle que le particulier
peut l'entendre. Inutile d'ouvrir un compte dans ces banques, d'aller y déposer votre salaire. Il finira de manière habituelle chez UBS ou tout autre vraie banque.
La confusion est encore plus sournoise avec les produits qui peuvent être traités. Lorsqu'un broker Forex devient banque, il peut proposer des produits bancaires.
Les actions par exemple, et il ne manquera pas de proposer surtout des CFDs, qui paraissent pour le béotien très avantageux. Sauf que conserver une action ne coûte rien (et on la possède réellement), alors que les CFDs sont des produits à marge... Avec la multiplicité des produits disponibles, une banque d'investissement peut même proposer des portefeuilles composés de différents produits plus ou moins à risque.... Sorte de cache pot ressemblant à un vrai portefeuille bancaire, mais un passant qui aurait l'imprudence d'y placer sa future retraite pourrait bien avoir des surprises. Avec les banques d'investissements, les devises vont toujours dans le sens du client vers la banque (qui ne manquera pas de les placer dans une vraie banque).
Au final, on a un organisme financier qui porte dans son nom le mot bank, mais dont le modèle financier n'est pas celui d'une banque. Il ne prète pas d'argent, n'alimente pas l'économie... C'est une banque d'investissement, une banque canada dry et il n'est pas certain que la confusion soit encore plus grande encore chez le béotien.
En Suisse donc, Saxobank, Cim Bank et Swissquotes, sont présents sur le tradingonline et possèdent déjà la licence bancaire.
A Genève, ACM, Dukascopy et GFX (forex.ch) étaient/sont ont annoncé leur volonté d'obtenir la licence. A neuchatel, MIGFX étaient également dans
la liste des brokers. Il y eut même CrownForex, l'étrange broker FX situé dans une ancienne horlogerie dans le Jura qui déposa une demande.
Petite paranthèse sur CrownForex, avec un article en provenance d'un journal Suisse :
Crown Forex, les dessous suisses d’une escroquerie américaine
Par François Pilet @Le Temps
Un ancien cadre de la promotion économique du Jura siégeait au conseil de la société. Le millier de petits investisseurs grugés ne reverra pas la couleur de ses économies
Une «implantation étonnante». C’est par ces mots que Le Quotidien Jurassien décrivait l’arrivée de Crown Forex à Bassecourt dans les anciens locaux d’une usine horlogère en septembre 2007. Cette plateforme de courtage de devises sur Internet avait été créée en 2005 par un homme d’affaires jordanien, Ibrahim Hasanein, et était dirigée par un compatriote, Shadi Swais. Les deux hommes avaient été orientés vers le canton du Jura par le service romand de promotion économique, le DEWS. «Si les montres fabriquées à l’époque dans cette usine sont allées sur la lune, vous êtes sur orbite et faites le tour des marchés financiers tous les jours en un clic!», s’emballait le ministre de l’Economie Michel Probst lors de la cérémonie officielle.
En quelques clics, c’est un bon millier de petits investisseurs qui se sont retrouvés plumés via Crown Forex par Trevor Cook, un financier de 37 ans et son associé Pat Kiley, animateur de radio sur un réseau de chaînes chrétiennes. Tous deux sont accusés par les autorités américaines d’avoir monté une fraude à la Ponzi portant sur 190 millions de dollars, révélée dans nos colonnes il y a dix jours.
Selon la plainte du gendarme boursier américain (SEC), les deux hommes auraient transféré des dizaines de millions de dollars sur des comptes de Crown Forex d’où ces sommes se sont évanouies, au nez et à la barbe des autorités suisses et des cabinets d’audit PricewaterhousCoopers (PwC) et KPMG. De même, deux administrateurs suisses choisis par Ibrahim Hasanein et Shadi Swais n’y ont vu que du feu pendant près de deux ans, malgré les nombreuses irrégularités constatées depuis.
Une «banque suisse»
Lors d’une audience qui s’est tenue vendredi dernier devant la Cour fédérale de Minneapolis, des dizaines de retraités ont appris de la bouche du liquidateur qu’ils ne reverraient au mieux que 1% des économies qu’ils croyaient placées chez Crown Forex SA, que Trevor Cook présentait comme une «banque suisse».
Cette affirmation n’était qu’un demi-mensonge. Il s’en est fallu de peu pour que Crown Forex obtienne bel et bien une licence bancaire, comme le montre un rapport d’enquête de la Finma que Le Temps s’est procuré. En outre, il apparaît que l’autorité de surveillance helvétique n’avait rien vu de la fraude organisée par Trevor Cook lors des deux mois d’inspection, en décembre 2008 et janvier 2009, qui ont abouti à la liquidation forcée de la société. Intervenue suite à des plaintes de clients dont les comptes avaient été mystérieusement effacés, la Finma avait décelé une longue liste d’irrégularités.
Le système informatique et les serveurs – hébergés à Lausanne – étaient en fait contrôlés à distance de Jordanie. De plus, la plateforme de courtage n’était pas reliée au système de comptabilité. Le directeur Shadi Swais était ainsi le seul à pouvoir reporter le résultat des opérations dans la comptabilité de la société, une opération qui n’a été effectuée que deux fois en 2008. Autre fait, les 3 millions de francs apportés par Trevor Cook lors d’une augmentation de capital en novembre avaient disparu des comptes moins d’un mois plus tard. Enfin, Pic avait mis en évidence une créance non documentée de 7,8 millions de francs de Crown Forex envers Trevor Cook. Une personne proche de la société dit s’être doutée dès le mois d’octobre 2008 que «les Jordaniens étaient de mèche avec Trevor Cook; c’est seulement avec leur aide qu’il a pu ressortir l’argent investi dans la société».
Double démission
Les deux administrateurs suisses de Crown Forex ont démissionné quelques jours avant la première visite des chargés d’enquête de la Finma le 10 décembre de cette même année. L’un d’eux, Martin Aebi, était un cadre de la promotion économique du Jura. Il avait quitté l’administration cantonale pour créer sa propre société de conseil à Bâle et rejoindre le conseil d’administration de Crown Forex le 7 septembre 2007, soit la veille de la cérémonie d’inauguration des locaux de la société à Bassecourt. Interrogé sur les raisons de ce départ, Martin Aebi lâche: «Ce n’était pas la société que j’imaginais.»
Cela n’avait pourtant pas empêché Martin Aebi de s’associer avec Shadi Swais, avec qui il est en affaires de longue date, pour créer une seconde entité active dans le trading de devises. Il n’a cependant démissionné de cette société dénommée HouseFX SA que plusieurs mois plus tard, en avril dernier. Martin Aebi dit ne plus être en contact avec Shadi Swais, que Le Temps n’est pas parvenu à contacter. Le site internet de HouseFX est toujours en ligne et propose des «portefeuilles d’investissements islamiques à haut rendement», via une société baptisée BaselWealth, enregistrée aux Etats-Unis dans le Delaware.
Si aujourd'hui on ne s'étonne plus de ce style d'affaires, on comprend tout même mieux l'intérêt de passer par des banques d'investissement réguléées, bien que l'appellation banque ne soit pas forcément adéquat.
Revenons à la licence bancaire :
Les rumeurs, augmentations de capital, certifications ISO, offres d'embauches pour des postes dont on voyait clairement la finalité du profil se sont succédées.
Au jeu des suppositions, ACM et Dukascopy semblaient incontournables. Pourtant au jour d'aujourd'hui, ACM après avoir alimenté les forums FOREX
pour une affaire d'enquête financière, ne sont toujours pas dans la liste actuelle de la FINMA, et la suppression de deux de ses fondateurs principaux dans la liste des dirigeants alimente à nouveau les rumeurs.
ACM Advanced Currency Markets SA, à Genève, CH-660-1090002-8, opérations sur les marchés des changes, etc. (FOSC du 05.11.2009, p. 10/5329348). Les pouvoirs de La Marca Lloyd et Axarlis Alexandre sont radiés. Bang Nicolaos, jusqu'ici directeur général adjoint, Benouaich Fabrice, jusqu'ici directeur, Favre Claude, jusqu'ici directeur, et Jacot-Descombes Raoul, jusqu'ici directeur, nommés membres de la direction générale, continuent à signer collectivement à deux. Signature collective à deux, sauf avec un fondé de pouvoir et sauf avec Axarlis Philippe, Christinet Isabelle, Fliguil Ksenia, Hill Gavin, Iadarola Mose, La Marca Eric et Mortimer Nick, a été conférée à Baud Grégory, nommé directeur; sa procuration est radiée. Hill Gavin et Mortimer Nick, nommés directeurs, continuent à signer collectivement à deux, sauf avec un fondé de pouvoir et sauf avec Axarlis Philippe, Baud Grégory, Christinet Isabelle, Fliguil Ksenia, Iadarola Mose et La Marca Eric. Procuration collective à deux, sauf avec un fondé de pouvoir et sauf avec Axarlis Philippe, Baud Grégory, Christinet Isabelle, Fliguil Ksenia, Hill Gavin, Iadarola Mose, La Marca Eric et Mortimer Nick, a été conférée à Hedqvist Stefan, de Nyon, à Genève.
On ne trouve pas non plus Dukascopy, plus discrets, ni GFX qui pourtant présentent une publicité qui laisse penser qu'on peut traiter les CFDs sur leur plateforme (On ne peut alors que se remémorer l'épisode ou le site forex.ch était indisponible pour cause de mise en conformité exigé par la CFB)

MIGFX aujourd'hui MIGBANK sont donc les premiers à obtenir la licence. Après avoir sponsorisé la formule1 (Un dirigeant d'ACM parlait dans un article de presse qu'il rentrerait bien en formule1 en tant que sponsor)


On retouve MIGFX les premiers à obtenir la licence bancaire. Jouant sur un tout autre registre, on retrouve sur leur site une action envers l'UNICEF.
Saxobank quitte Genève pour Zurich, MIGFX les Neuchatelois deviennnet sponsor de Formule1 avant les genevois et surtout obtiennent la licence bancaire avant les Genevois... Finalement, on peut se demander si les banques CanadaDry conviennent à Genève... On peut aussi se demander aussi s'il faut accorder le nom banque aux brokers sans pour autant renoncer à les réguler et à surveiller leur fonctionnement.
Quand a l'Euro il se porte bien, trop bien...
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